Kementari Apsene

Nombre de messages: 4 Age: 18 Date d'inscription: 20/10/2007
 | Sujet: Elle vient enfin se faire soigner (malheureusement...) Sam 27 Oct - 14:29 | |
| Elle contourna le centre d'accueil d'un pas lent toujours aussi digne. Elle arriva au bout de quelques minutes affreuse où elle avait dû demander à plusieurs personnes son chemin et qui avaient pour la plupart prit la fuite en la voyant ou lui avaient indiqué une mauvaise route. A force de persévérance elle arriva à son but tant espéré. Ce but s'arrêta devant le bâtiment qui devait être l'hôpital mais il avait pour elle plutôt l'air d'un centre de recherche. Elle n'arrivait pas à croire que ce truc était bel et bien un hôpital. Elle relut plusieurs fois le panneau avant de se convaincre que c'était bien un hôpital. Parce qu'elle n'avait pas envie de devenir un sujet d'expérimentation même si ça aurait pu être très intéressant. Mais non, elle préférait expérimenter les autres plutôt que le contraire. Elle poussa la porte de son bras encore valide. Il lui restait encore de la force et à sa grande surprise elle n'eut pas à s'y reprendre deux fois. Elle s'arrêta un instant pour sentir l'air de la pièce. Cela lui rappelait l'endroit où Eltharion faisait ses autopsies aidé d'elle-même et de Edward. Bien sûr ils y soignaient des gens mais ce n'était pas le plus intéressant pour elle. Kementari préféré l'odeur du mort que l'on découpait plutôt que celui du vivant que l'on recoud. Ça pouvais semblait bizarre mais elle aimait vraiment ça. Elle avait trouvé sa voie, par hasard sans doute, c'était une chance par les temps qui courent. Surtout qu'a chaque fois qu'elle les approchait ils l'a regardaient comme si elle avait un couteau caché dans ses vêtements et qu'elle pouvait le sortir à tout instant. Comme si elle allait tuer n'importe qui ! Pourtant elle ne se sentant pas psychopathe dans l'âme. Et en dehors du bunker, c'était pareil voire pire. Résignée elle s'avança vers une personne qui avait l'air de connaître le lieu. Elle lui demanda de sa voix qu'elle voulait la plus naturelle, aussi détachée que ne lui permettait ses blessures.C'est où pour se faire soigner s'il vous plaît ?L'homme le va la tête de ses papiers. Il ne semblait pas en croire ses yeux. Le ton qu'elle avait employé pour le "s'il vous plaît" fit marquer un temps d'arrêt à l'homme en face d'elle. Il l'a regarda de haut en bas. Malheureusement pour lui il l'a regarda droit dans les yeux. Sans savoir pourquoi Kémentari le vit détourner la tête en rougissant. Il se ressaisit au bout de plusieurs minutes. Puis finalement il lui indiqua une grande porte. Elle l'a regarda un instant. Puis elle regarda l'homme à son tour. Il semblait s'être retourné dans ses papiers. Cette porte semblait suspecte à première vue. Bizarre surtout. Une porte comme ça ne devrait pas exister. Elle haussa les épaule. Boh, après tout, pourquoi pas ?Merci.Elle s'éloigna de lui et entra dans ce qui devait être la salle d'attente. Elle poussa la porte, d'un air résolut, pensant qu'il devait y avoir plein de personne dans la salle. La porte s'ouvrit, se referma derrière elle en claquant. Elle cligna plusieurs fois des yeux déconcertée. Il n'y avait personne. La pièce était vide. Blanche et vide. Cela resembvlait bien à une salle d'attente avec des siège et tout le tralal mais il y manquai l'élément principal : les blessés. Ce n'était pas normal, il aurait dû y avoir des malades, des mourant, des sangants... Non rien de tout cela, juste du vide et étrange sentiment de malaise. Ces gens auraient dû se trouver là. Il aurait dû y avoir des docteurs venant chercher des patients, il y aurait dû avoir des infirmlière passant dans les rangs pour savoir si les gens tenaient le coup et voir ce qu'ils avaient. Il aurait dû mais il n'y avait pas. Kémentari était déconcertée, pas qu'un peu. Elle se sentant comme deux rond de flan dans cette grande pièce vide. Elle ne savait pas du tout comment prendre la situation. Fallait-il sortir en courant en engeulant l'idiot qui lui avait montré la salle ? Fallait-il fuir de peur de se faire attaquer ? Fallait-il attendre ? Peut-elle qu'elle devrait se pincer pour se réveiller. Peut-être devrait-elle éclater de rire une bonne fois pour toute. Pour lâcher la pression. Oui, c'était la meilleure solution. Et tant pis si son sang continuait de couler salissant tout le sol blanc. Il y avait qu'a y avoir quelqu'un pour s'occuper d'elle. Alors elle avanca dans la pièce. Elle choisit le siège qui se trouvait au plus proche du milieu de la pièce. Des gouttes tombaient sur ce siège si blanc, c'était pas grave, fallait bien colorer un peu la pièce. C'est alors que soudain, assise, sans vraiment savoir pourquoi, elle éclata de rire. D'un rire clair, profond. C'était un rire qui venait du cœur, du plus profond d'elle-même. De longue minutes s'écoulèrent pendant qu'elle riant pour la première fois depuis bien trop longtemps à son goût. Dommage qu'elle ne puisse le partager avec quelqu'un d'autre. |
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